
par Stéphanie Tranganida, SI - ADM
Dans le 1er Flash Informatique de 1993, nous vous présentions le produit GQL (Graphical Query Language de la société Andyne Computing Limited) en tant que solution client-serveur pour l'interrogation de bases de données relationnelles et nous analysions les avantages de l'introduction d'un tel outil.
Confrontation directe avec la structure de la base
Depuis lors, les choses ont évolué et le choix définitif s'est porté sur une autre solution, plus proche des besoins des utilisateurs, qui sera implantée à l'EPFL dans le courant de ce semestre d'hiver .
Business Objects (BO) constitue une solution pour l'accès contrôlé aux données par les utilisateurs finals, dans des environnements de base de données relationnelles. Conçu pour fonctionner en architecture client/serveur, il offre aux utilisateurs l'autonomie dont ils ont besoin pour accéder à leurs données. Le module Utilisateur de BO propose à l'utilisateur final une représentation de la base de données adaptée à son métier, au vocabulaire et à la logique qui en découlent. La représentation technique des données (tables, colonnes, jointures, ...) est transformée en représentation non technique au travers des Univers et de leurs entités logiques, les Objets.
Les Univers, définis par le module Manager de BO, sont des représentations totales ou partielles de la base conçues pour un besoin applicatif particulier (par exemple, la gestion des finances, ou du personnel). Un Univers peut être accédé par un groupe d'utilisateurs (par exemple une personne du Service du Personnel peut travailler avec l'universŒPersonnel' contenant les Objets ŒNom de l'employé', ŒDate de naissance', ŒDate d'entrée en service', ŒDate d'échéance du contrat', etc.).
Représentation compréhensible des données
Les Objets composant les Univers sont des informations élémentaires, calculées ou agrégées, qui ont une correspondance SQL dans la base des données. Elle peut être aussi simple qu'une colonne dans une seule table, par exemple ŒNom de l'employé' défini par emp.nom, ou aussi complexe que la définition de l'objet ŒSolde d'un compte' sous forme d'un calcul comprenant plusieurs champs provenant de différentes tables.
Les plates-formes utilisateurs peuvent être du type Mac, PC ou UNIX (Motif).


La combinaison des cellules constitue la représentation de l'état, complétée par les en-têtes, les pieds de page et les calculs de rupture. Depuis son poste de travail, l'utilisateur peut ensuite modifier et affiner la présentation de son état: les titres, les polices et leurs tailles, les bordures et le format de chacune des cellules individuellement ou par multi-sélection. Il est également possible d'insérer dans l'état des images au format Bitmap ou des objets OLE ainsi que de plier/déplier des sections de l'état pour voir alternativement le détail ou le résumé des données.
Business Analyser est un nouvel outil, qui crée des états matriciels en appelant une fenêtre graphique qui affiche tous les Objets, tris, ruptures, calculs et filtres. Les états tabulaires sont transformés en états matriciels, en effectuant simplement un Œglisser/déplacer' pour déplacer les Objets d'un axe à l'autre. A l'aide de Business Analyser les différents éléments de l'état sont manipulés graphiquement pour obtenir une analyse rapide des données dans de multiples formats.
Les graphes, une fois générés, constituent des documents élaborés pouvant être imprimés ou intégrés à d'autres logiciels.
Des mécanismes de sécurité permettent au Manager BO de valider les droits d'accès et de contrôler la consommation des ressources du serveur et du réseau avec des paramètres limites (temps maximum d'exécution d'une requête, nombre maximum de lignes retournées).
La phase de déploiement à tous les utilisateurs potentiels de l'école débutera dès octobre 1994, avec l'arrivée des 200 licences utilisateurs. Le calendrier de cours de formation est publié dans la page des cours.
Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès de Mme Stéphanie Tranganida (tél. 2742 ou par e-mail: stephanie.tranganida@si.adm.epfl.ch).
article paru dans le Flash informatique no 7 du 27 septembre 1994