HTML
par Jacqueline Doussson, SIC-Assistance
WWW à l'EPFL, où en est-on?
Chaque département et service de l'Ecole a été averti en juin que WWW faisait l'objet d'une politique d'école. Je renvoie ceux d'entre vous qui n'y ont pas eu accès aux documents officiels qui se trouvent sur le Web à l'adresse:
http://www.epfl.ch/ informatique/synth_se.html
Je vais essayer ici d'en dégager les grandes lignes afin d'aider le web(wo)man qui au fond de son institut se demande peut-être en quoi cela le concerne.
La structure générale du serveur de l'Ecole
Ici on emploie le terme serveur WWW dans le sens entité logique, qui sous-tend toutes les informations accessibles depuis la page d'accueil EPFL
http://www.epfl.ch/bienvenue.html
ou
http://www.epfl.ch/welcome.html
ou
http://www.epfl.ch/willkommen.html
et qui sont vues de l'extérieur comme issues de l'institution, ce qui leur procure un caractère officiel. Il est évident que ces informations se trouvent physiquement sur des machines serveurs réparties sur tout le domaine EPFL. Malgré le caractère toile d'araignée lié à la notion même d'hypertexte, il est nécessaire qu'une certaine structure apparaisse à l'utilisateur qui va se connecter à notre serveur. Celle-ci doit lui permettre de retrouver rapidement l'information qu'il recherche. Ceci a conduit le comité éditorial à définir 3 niveaux qui correspondent à une information de plus en plus spécifique et détaillée:
- premier niveau: l'ensemble du serveur vu à partir de sa page d'accueil;
- deuxième niveau: les serveurs de département;
- troisième niveau: les serveurs d'institut ou de service.
A chaque niveau (voir schéma) trois responsabilités sont définies:
- "un éditeur définit le concept de son niveau, organise sa mise en oeuvre et vérifie la qualité (contenu et présentation) des pages rédigées. Il est responsable des pages de son niveau et a droit de regard sur les niveaux inférieurs. Il peut exiger des modifications, voire le retrait d'une page.
- des rédacteurs mettent en oeuvre le concept; ils créent et organisent la matière.
- un administrateur garantit l'accès à l'information et gère les droits d'accès".
Au premier niveau, la Direction de l'Ecole est l'éditeur, le chef du projet (Claude Comina) est chargé de la rédaction. Au deuxième niveau, l'éditeur est le chef du Département ou une personne nommée par lui. Au troisième niveau, l'éditeur est le chef d'unité (institut, laboratoire, service) ou une personne nommée par lui. Les rédacteurs et administrateurs travaillent selon les consignes de leur éditeur.
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Les informations générales de l'école
Il s'agit ici des informations concernant l'ensemble de l'Ecole: agendas, informations générales sur la formation, la recherche etc. Un groupe spécifique se réunit pour les coordonner.
Les règles d'édition
Le comité éditorial a émis quelques règles et recommandations. Elles se trouvent à l'adresse suivante:
http://www.epfl.ch/informatique/Pol-EPFL.html
Celles-ci sont le résultat d'un première réflexion. L'évolution rapide des techniques ainsi que de la maîtrise de WWW à l'Ecole devraient amener le comité éditorial à rédiger des mises-à-jour.

vu dans Wired d'août 1995
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Un peu de technique...
Qu'est-ce-qu'une bonne page WWW?
Une page qui suit les règles du comité éditorial bien sûr, mais de façon plus générale voici quelques remarques tirées du Web Style Manual de P. Lynch.
Dans une page standard on peut définir 4 champs différents (et optionnels):
- champ 1:
- un titre, éventuellement une bannière graphique (un logo) (mais pas plus large qu'une page standard donc moins de 472 pixels);
- champ 2:
- le texte avec sous-titres et images;
- champ 3:
- éventuellement des petits logos + auteur avec affiliation, + e-mail + date, et éventuellement une indication de copyright.
-
Pour l'envoi de courrier électronique, il est préconisé d'utiliser la syntaxe mailto, à présent reconnue par la plupart des clients WWW :
<a href="mailto:Jacqueline.Dousson@sic.epfl.ch"> Jacqueline Dousson </a>
Il est utile de prévoir des moyens de navigation, surtout si la page n'a pas de lien hypertexte et se trouve en bout de circuit logique (ne pas oublier que la navigation d'un site peut se faire dans tous les sens et qu'on peut arriver par hasard sur une page sans avoir suivi le chemin logique).
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Netscape ou pas Netscape, faut-il choisir?
Alors que les pro et anti Netscape se livrent à une bataille rangée mais heureusement peu sanglante dans les news, je vais essayer ici de donner un avis neutre sur ce que l'on peut faire.
Quelques rappels sur les données de départ:
- Netscape occupe aujourd'hui environ 80% du marché des clients WWW. Ce qui explique pourquoi tant de sites utilisent (à tort et à travers parfois) des netscapismes (appelons ainsi les fameuses extensions Netscape) pas toujours bienvenus. C'est une façon de sortir du lot, de frapper l'imagination du client (et là, on ne parle pas seulement de client au sens , mais bien au sens WWW commercial, car il s'agit souvent de marketing sur le Net).
- La norme HTML3 n'est pas encore définie mais nul ne peut nier que certains développements faits par l'équipe de Netscape ont fait évoluer la définition de la norme.
- Les clients autres que Netscape se mettent de plus en plus à supporter certains netscapismes (Mosaic reconnait enfin le fameux <center>, dont on aurait du mal à se passer aujourd'hui, même s'il est sémantiquement incorrect).
Voici donc ce que, IMHO*, on peut raisonnablement faire dans une page HTML, sans pour autant se cantonner à du HTML premier niveau. L'argument principal pour autoriser ou non un netscapisme est d'estimer le comportement de la page à travers un autre client et son impact éventuel sur la clarté ou lisibilité de l'information donnée.
- * IMHO In My Humble Opinion
- Si l'esperanto ne vous a pas convaincu vous risquez bien de ne pas pouvoir échapper à ce desesperanto qui sévit sur INTERNET, autant commencer à vous y mettre dès aujourd'hui.
- Exercice:
- FYI,WRT MOTOS & MOTSS: BTW, vous trouverez dans les nombreux FAQ ou les RFC tout ce qui, IMHO, sera valable ASAP. CU.
- Solution:
- For Your information, With Respect To Members Of The Opposite Sex and Members Of The Same Sex: By The Way, vous trouverez dans les nombreux Frequently Asked Questions ou les Request For Comments tout ce qui, In My Humble Opinion, sera valable As Soon As Possible. SeeYou.
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Recommandés
- <CENTER>...</CENTER> reconnu par Netscape et Mosaic. Dans HTML3 le center viendra comme un attribut accompagnant les marques:
<P ALIGN=LEFT|CENTER|RIGHT> ou
<H? ALIGN=LEFT|CENTER|RIGHT>, mais il n'est pas impossible que la norme HTML3 intègre malgré son caractère hautement hérétique le <center> vu le nombre de pages HTML qui l'utilisent aujourd'hui.
- <HR>, je conseillerais de l'utiliser sans les attributs SIZE WIDTH, etc. qui tiennent plus du gadget. <HR> n`existe pas dans HTML3 mais est reconnu par la plupart des clients.
A ne pas utiliser
- l'horrible <BLINK>,
- les différents jeux sur la taille des caractères <FONT SIZE =...>
- une typographie agressive. Il n'est pas nécessaire d'écrire gros ou de clignoter pour que le message soit lu.
Images
Les formats recommandés sont GIF, GIF entrelacé (effet rideau vénitien dans Netscape), JPEG pour les images style photographiques (pour de telles images, à qualité égale la taille est moindre en JPEG qu'en GIF). Mosaic supporte enfin les JPEG en ligne (dans une page HTML) donc pas de raison de s'en priver si l'on travaille sur de telles images.
Rappel des outils:
- Sur Mac:
- Photoshop crée des images au format GIF (COMPUSERVE GIF). clip2gif peut transformer du pict en gif avec les options transparent et entrelacé.
- Sous X:
- giftrans (existe sur nestor) fait du gif transparent. Le fond de l'image prend alors la couleur de la fenêtre, l'image apparait donc comme beaucoup plus légère. La librairie ppmplus (aussi sur nestor) permet de faire du GIF transparent et entrelacé.
BGCOLOR vs BACKGROUND
BGCOLOR, encore un netscapisme, permet d'imposer une couleur de fond de fenêtre. Cette couleur est codée en RGB. Je pense que ce n'est pas une mauvaise chose SI la couleur choisie ne nuit pas à la lisibilité du texte. Ne pas oublier de tester le comportement sur un écran N/B ou 8 bits.
HTML3 prévoit la possibilité de balancer un gif (fle), en fait un motif qui sera repris comme pour un papier peint pour remplir la fenêtre. Outre les arguments suscités (non lisibilité selon le poste de travail), cette option use les nerfs de plus d'un lecteur.
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Internographie
à l'EPFL:
A un prochain numéro pour savoir tout sur les tableaux. Je vais proposer au vote, selon la procédure habituelle, la création d'un newsgroup epfl.com.www, pour permettre une discussion que j'imagine animée...
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article paru dans le Flash informatique, numéro 7 du 26 septembre 1995