L'environnement informatique du Département de Physique

par Andrea Testa, EPFL - DDI du Département de Physique

Table des matières


Figure 1

Schéma logique des ordinateurs SUSP. On remarque la double interface réseau des ordinateurs et le câblage en étoile du réseau ETHERNET des instituts. La «station de gestion» (DEC 3000-700) n'est pas mentionnée.

Introduction

Le Département de Physique est l'un des plus gros départements de notre Ecole, et est aussi celui qui compte le plus grand nombre de professeurs et d'assistants en cours de thèse. Le département a une forte orientation vers la recherche, théorique et appliquée, et cela in fluence l'utilisation du matériel informatique et des logi ciels.

Une branche récente de la physique est la physique numérique, où la simulation sur ordinateur remplace les expériences sur les systèmes physiques réels.

Les théoriciens préfèrent en général développer eux mêmes leurs codes, ou utiliser les codes des collabora teurs, car l'aspect original de la recherche est souvent une méthode nouvelle qui a permis l'étude de nouveaux matériaux ou de nouveaux systèmes.

En ce qui concerne l'acquisition de données d'une expérience, les physiciens utilisent soit des logiciels fournis par les constructeurs des instruments de mesures, soit des logiciels de leur création. Par la suite ils écrivent des programmes pour vérifier si les données acquises peuvent être interprétées selon les théories courantes.

Cette présentation du physicien est sans aucun doute simplifiée, mais elle montre que le physicien n'est pas un gros consommateur de logiciels commerciaux, et qu'en fait, sauf exceptions, il n'existe pas de gros programmes commerciaux en physique.

D'autre part, les calculs entrepris sont souvent à la limite des possibilités des ordinateurs et nécessitent une grande puissance de calcul en virgule flottante.

C'est la raison pour laquelle le DP est un grand consommateur du temps de calcul des super-ordinateurs de l'EPFL, même si les stations de travail deviennent de plus en plus puissantes et compétitives avec les super -ordinateurs pour des problèmes ne nécessitant qu'une occupation de mémoire réduite.

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Les instituts du DP

Le DP est divisé en cinq instituts de recherche

La recherche au sein du DP a généré plusieurs groupes ou unités hors département: CRPP, LESO, LOA, CIME, IRRMA, PPO.

Toutes ces unités hors département sont composées principalement de physiciens, ayant des liens plus ou moins étroits avec le DP, et qui, par conséquent, possè dent souvent des comptes informatiques sur les ordina teurs du département. Si l'on tient compte des étudiants, des collaborateurs hors département et des comptes attribués à des chercheurs de l'EPFL n'appartenant pas au DP, nous atteignons environ 600 comptes ouverts sur les ordinateurs centraux de département. Ceci nous con traint à appliquer une politique restrictive envers l'émis sion de comptes pour les étudiants, qui ne bénéficient d'un accès à nos ordinateurs qu'à partir de la quatrième, voire troisième année.

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Qui s'occupe de l'informatique au DP?

Plusieurs instituts du DP ont un responsable informati que qui assume ces fonctions à temps partiel en plus de sa recherche ou d'autres occupations au sein de l'institut.

Le Service Informatique (SI) du département est com posé d'une personne, le DDI, qui gère les ordinateurs centraux (les VAX et les ordinateurs SUSP) et la plupart des stations Silicon Graphics (SGI). Il intervient en cas de panne des micro-ordinateurs ou de problèmes de logi ciels en suppléant le responsable local ou le remplaçant si ce dernier n'existe pas. Comme pour les autres départements, le DDI a aussi des charges administratives (gestion des budgets informatiques) et technico-politiques (participation aux différentes commissions de l'Ecole et du département).

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Configuration du matériel

En plus des ordinateurs personnels, le département possède un cluster VMS et plusieurs stations DEC, HP et SGI.

Une classification grossière de ces ordinateurs montre que les stations DEC sont utilisées principalement pour leur puissance de calcul, les stations SGI sont des stations personnelles et utilisées pour la visualisation scientifique, et les stations HP pour la gestion des expériences.

L'ordinateur central du département de physique est un ensemble d'ordinateurs DEC sous VMS. L'importance des ordinateurs VMS à l'Ecole a diminué de plus en plus avec l'apparition des ordinateurs basés sur les puces RISC qui sont au cur des stations de travail UNIX. La synergie entre la puissance de ces ordinateurs et la disponibilité de logiciels sous différents dialectes UNIX a contribué à la montée d'UNIX et au déclin de VMS. Il est actuellement possible d'avoir des ordinateurs où VMS a été adapté pour tourner sur des puces RISC (architecture «ALPHA AXP» de DEC), mais, du moins à l'Ecole, cette possibilité est intervenue trop tard pour contrer la montée d'UNIX.

Conformément aux plans de l'Ecole, nous arrêterons l'exploitation du cluster VAX à la fin du mois de mars 1996. Les services qui sont actuellement assumés par le VAX seront distribués sur plusieurs ordinateurs.

Afin de décharger les super-ordinateurs de l'Ecole, le DP a acquis un ensemble d'ordinateurs UNIX de puis sance intermédiaire entre les stations de travail déjà présentes dans les instituts et les puissants serveurs CRAY de l'Ecole.

Ces ordinateurs, qui s'intègrent dans le concept SUSP (Systèmes Universels à Services Partagés) de l'Ecole, font office de serveurs de calcul et d'applications pour les besoins des chercheurs du département.

La charge créée par un grand nombre d'étudiants, ainsi que par plusieurs services qui ne nécessitent que de peu de puissance de calcul (serveur de mail POP, serveur d'impressions) est mieux gérée par l'Ordinateur Hôte de Département (OHD) VMS.

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SUSP

Le serveur UNIX de département est un ensemble de deux quadri-processeurs DEC alphaserver 2100 5/250 qui sont strictement liés (dans le même domaine NIS et sur le même anneau FDDI) avec cinq stations DEC 3000 -900 et une station DEC 3000-700 (voir Figure 1en page de couverture).

Au coeur des quadri-processeurs sont les puces Alpha 21164 à 250 Mhz, qui ont une puissance de 410 SPECfp92 et 277 SPECint92 par puce. Pour citer une mesure chère aux physiciens, ces ordinateurs ont chacun une puissance de 1 Gflops sur des bancs d'essai LINPACK 1k*1k et de 1.2 Gflops sur des tests best effort.

Cette configuration permet de porter le serveur de département dans les instituts, car les cinq stations sont physiquement dans les instituts et par le biais d'une double interface réseau, elles s'intègrent dans le réseau SUSP ainsi que dans le réseau local des instituts.

Generic-NQS permet de soumettre des programmes sur les serveurs de calcul depuis les stations DEC d'institut. Il est aussi possible d'utiliser le temps de calcul des stations moins occupées par l'utilisation de pipe queues couplées au système d'équilibrage des charges ( load-balancing) des queues. Ce système a aussi été installé sur certaines des stations SGI et pourrait permettre de soumettre des jobs sur les ordinateurs CRAY du SIC.

Le serveur SUSP intègre un juke-box (TZ877) de sept cassettes DLT de 20 GB chacune. Cette unité est utilisée pour le backup et l'archivage des disques des stations DEC et des autres stations de département (par simple «tar» ou «dump» ou par Networker). Les serveurs multiprocesseurs SUSP gèrent 20 GB de disques dont 12 GB sont en configuration à haute disponibilité (voir la section sur la configuration du logiciel des stations de travail). La répartition actuelle des disques est de 12 GB pour les utilisateurs, 2 GB de zone temporaire «scratch» accessi ble à tous, 2 GB réservés aux applications communes et 2 fois 4 GB en RAID mirroring pour les systèmes des multiprocesseurs.

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SGI

Les stations Silicon Graphics ont été les premières stations UNIX du département. Elles ont été achetées au début des années 1980, en même temps que les premières stations du DMA. Ces stations nous avaient séduits par leur puissance et leurs possibilités dans le domaine de la visualisation scientifique. Elles sont princi palement utilisées par des groupes théoriques.

Nous avons actuellement une vingtaine de stations SGI réparties dans les instituts, principalement des Iris Indigo et des Indy. La station SGI la plus puissante est une station Indigo 2 R8000 du groupe théorique LTHS /IRRMA. Nous n'avons pas de station avec des cartes graphiques à hautes performances, notre station graphi que la plus puissante étant une Indigo Elan de l'IGA.

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HP

Les stations HP sont principalement utilisées par les groupes d'expérimentateurs du DP. Le choix de ces stations est souvent dicté par l'instrumentation de l'expé rience, domaine dans lequel HP a une très bonne offre, et en partie pour des raisons historiques qui remontent au temps où les ordinateurs HP étaient les seuls à avoir une interface GP-IB (HP-IB).

L'IPE a aussi développé une interface programmable pour bus HP-IB qui permet la connexion à ce bus de multiples instruments ne possédant pas d'interface HP-IB. A l'aide de cette boîte noire il est alors possible de commander plusieurs instruments à partir d'une station HP.

Du fait que leur configuration doit répondre aux besoins locaux liés aux expériences, ces stations sont gérées localement par les instituts. Par simplicité de gestion, ces stations sont souvent groupées en clusters Shared Resource Manager BASIC, où plusieurs stations qui ne tournent qu'une application «BASIC» de gestion d'expérience (c'est souvent le cas pour des stations de la série 400 et 300), sont branchées sur une station HP-UX. Les stations de la série 700 sont intégrés dans des clusters UNIX.

La gestion des expériences se fait principalement par le logiciel «VEETEST» (langage de programmation par blocks, similaire à Labview) sur les stations de la série 700 et par RMB BASIC sur les stations plus anciennes.

Globalement, nous avons environ une trentaine de stations de la série 700 et quelques stations des séries antérieures, qui sont maintenant utilisées en cluster BASIC ou configurées en terminaux X (nous avions prévu le remplacement de ces stations car elles ne pourront pas utiliser l'OS HP-UX 10).

Ces stations se trouvent principalement à l'IPE et l'IGA.

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VAX

Les Ordinateurs Hôtes du Département (OHD) sont groupés en un cluster de 2 VAX 4000-300 et une station VAX 3100. Les deux serveurs sont reliés par un bus DSSI sur lequel est branché un cabinet de cinq disques DSSI d'un GB chacun.

Cette configuration, avec le logiciel de clustering VMS permet d'avoir des serveurs à tolérance de panne. En effet les disques des utilisateurs ainsi que le système, sont accessibles depuis les deux ordinateurs, et si l'un des deux est arrêté, il est possible de se brancher et de travailler sur l'autre.

Pour cette raison il n'est pas nécessaire d'utiliser toujours le même ordinateur, depuis l'un ou l'autre on retrouvera tous ses fichiers.

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MAC et PC

Suivant la tendance de toute l'Ecole, les MAC sont les ordinateurs les plus utilisés pour la bureautique (cette tendance est contraire à celle du marché, et reflète peut-être une uniformisation interne à l'Ecole des applications, et un compromis entre le prix d'achat plus cher et l'investissement en ressources humaines).

Les PC sont principalement utilisés pour la gestion des expériences, à l'aide de cartes d'acquisition et de logiciels spéciaux ou bien en utilisant Labview /Labwindows et les cartes adaptées à ces logiciels. Ces dernières années nous remarquons que la gestion des expériences se fait de plus en plus avec des MAC grâce à la disponibilité de logiciels précités (Labview) sur ce système.

Nous avons actuellement environ 220 MAC et 90 PC pour un ensemble de 270 employés. Ces données englobent les ordinateurs des salles publiques (15 MAC) d'institut et ceux utilisés pour l'acquisition et la gestion d'expériences (10 MAC et 50 PC). En plus, plusieurs instituts possèdent un PowerBook MAC pour le prêt aux chercheurs en déplacement. En tenant compte du fait que bon nombre de ces ordinateurs sont très vieux et ne sont plus réparés par le C-LOG, nous pouvons prévoir encore une à deux années de croissance du parc informatique en ordinateurs personnels, suivies par une période de renouvellement et maintien de l'équipement actuel.

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Terminaux X

Le nombre de terminaux X au DP est allé en croissant depuis que la CTI a donné son accord pour la diffusion de terminaux X à l'Ecole (1992). S'il est vrai que les terminaux X coûtent environ le même prix que des ordinateurs personnels ou légèrement moins que des stations bas de gamme, leur gestion est très aisée et ne demande que très peu de temps. En outre, les vitesses d'affichage sont généralement plus élevées pour des terminaux X que pour d'autres ordinateurs à prix compa rable. Un autre avantage est leur durée de vie plus longue et leur démarrage rapide.

Nous avons actuellement une vingtaine de terminaux X, essentiellement des terminaux X de NCD et quelques DEC et HP. L'intégration de ces terminaux X avec les ordinateurs du DP sera encore améliorée avec l'arrivée de logiciels de serveur X compatibles avec Open GL et avec Windows pour PC.

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Périphériques

Les logiciels modernes permettent le partage de la plupart des périphériques, raison pour laquelle nous présentons ici tous les périphériques du DP, toutes marques confondues. Nous avons actuellement plusieurs imprimantes laser Apple à 300 dpi, et quelques impri mantes à 600 dpi pour la bureautique. Pour les impres sions rapides et de bonne qualité nous disposons d'une imprimante LPS17 de DEC (17 pages/min., recto-verso). Nous avons aussi trois imprimantes Lexmark Optra R de haute résolution (1200 dpi) dont une en service public. Pour les impressions couleur, nous disposons d'une imprimante à changement de phase pour papier normal A3 et A4 (Tektronix Phaser IIIPxi) ainsi que d'une impri mante à sublimation (Phaser 440) et plusieurs petites imprimantes couleurs HP à jet d'encre.

Une imprimante matricielle DEC LG02 est utilisée pour les listing et les gros volumes d'impression sur papier large.

Pour les backups nous disposons de plusieurs lecteurs DAT, de deux QIC 150 et d'un lecteur de bandes TU81Plus relié au VAX, qui sera bientôt mis hors service.

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Configuration du logiciel

Ordinateurs personnels

La configuration initiale des logiciels des MAC et des PC est généralement faite par le SIC et le DDI ou le responsable local de l'unité. L'expérience montre qu'il est assez difficile d'imposer des configurations données pour tous, et les goûts et besoins personnels incitent les utilisateurs à exercer leur liberté individuelle en configurant leur ordinateur à leur souhait. Cet état de choses fait perdre du temps aux experts appelés à résoudre les petits problèmes de configuration ainsi qu'aux utilisateurs qui configurent et utilisent des logiciels dont ils n'auraient nécessairement pas besoin, mais en même temps épar gne aux experts un certain travail d'installation et de configuration qui pourrait de toute façon se révéler inutile.

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Stations de travail

La configuration des logiciels des stations de travail, qui sont sous le contrôle du DDI, est en général assez semblable pour les logiciels applicatifs et les utilitaires. Nous n'avons que très peu de logiciels payants pour lesquels il n'existe pas de licence de site: Patran, logiciel de maillage et de calcul par éléments finis (sur SGI du génie médical) et TMA, logiciel de calcul des caractéristiques physiques des jonctions (sur station DEC de l'institut de micro optoélectronique).

Toutes les stations et serveurs SUSP appartiennent à un même domaine NIS et les disques des utilisateurs et des applications sont disponibles par automount NFS et apparaissent pour tous les ordinateurs du domaine NIS avec la même configuration.

Les disques sont montés en configuration de haute disponibilité. Ceci est réalisé à l'aide du logiciel ASE de DEC. Les disques apparaissent ainsi provenir d'un ordi nateur virtuel qui est soit l'un soit l'autre des deux serveurs multiprocesseurs, et dont l'identité peut changer dynamiquement si l'ordinateur qui gérait les disques n'est plus disponible.

Toutes ces stations ont un système de fichiers log-based advfs qui permet de redémarrer rapidement les stations sans avoir besoin de contrôler les disques par fsck, caractéristique utile surtout sur les multiprocesseurs, qui gèrent environ 20 GB d'espace disque.

Vu que les stations SGI sont généralement utilisées par des petits groupes de personnes dans des instituts différents, elles ne sont pas toutes reliées par NIS, cette intégration a été possible seulement pour certains instituts. Pour toutes les stations il existe un serveur de logiciels qui exporte les logiciels du domaine public.

Dans ce qui suit je présente certains des logiciels installés sur nos ordinateurs UNIX. Cette liste n'est pas exhaustive; elle ne contient pas, par exemple, les pro grammes et utilitaires qui font partie de tout système UNIX, le but étant de faire mieux connaître les logiciels de chaque ordinateur.

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Traitement de texte

Le traitement de texte n'est pas encouragé sur les stations UNIX, toutefois, pour les personnes n'ayant pas accès à un ordinateur personnel, les logiciels IslandWrite et Framemaker sont installés sur SGI et Interleaf et bientôt Framemaker sur DEC.

Une exception à cette règle est faite pour TeX / LaTeX, qui est le langage principal utilisé pour la soumission d'articles aux revues scientifiques.

L'installation de TeX utilise le récent standard TeX Directory Structure (TDS) pour obtenir une structure modu laire et commune à toutes les plates-formes UNIX des fichiers non exécutables.

Sur nos stations DEC et SGI nous avons installé TeX et LaTeX2e en version anglo-française et anglo-allemande, le compilateur LaTeX2e reconnaît les fichiers écrits selon les anciennes versions de LaTeX. Plusieurs styles et formats sont installés: AmsTeX, AmsLaTeX (ce dernier n'est main tenant qu'un style de LaTeX2e), RevTeX, etc. L'addition de nouveaux styles et formats est simplifiée grâce à TDS et Kpathsea, qui est une librairie de recherche récursive.

Editeurs pleine page

SGI:
jot (zip), showcase (ces éditeurs utilisent GL et ne sont pas utilisables depuis des terminaux X).

DEC:
ED et EDT+ (émulations de l'éditeur du VAX «edt»).

En commun aux deux plates-formes: emacs, xemacs, nedit, jed, tkedit, stead (ces deux derniers sont des éditeurs basés sur TCL, et sont très conviviaux et puissants).

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Compilateurs

Le langage de programmation le plus utilisé par les physiciens reste le FORTRAN, langage dont la vitesse d'exécution est inégalée et qui bénéficie d'un nombre important de librairies scientifiques. Le C gagne de plus en plus d'importance, surtout pour l'interfaçage des instruments de mesure.

Malheureusement, nos étudiants apprennent le PAS CAL, qui est un langage didactique mais qui n'est pas utilisé par la suite dans la vie professionnelle. Il est vrai que le FORTRAN et le C n'obligent pas à assumer un bon style de programmation, mais ces erreurs de programma tion se retrouvent surtout chez les autodidactes et pour raient par conséquent être facilement corrigés par un apprentissage plus rigoureux.

Certains cours de physique numérique ont adopté le FORTRAN 90, sorte d'hybride entre FORTRAN77 et C++ qui permet une programmation plus avancée qu'en FORTRAN 77 mais qui reste compatible avec ce dernier.

Pour les deux environnements (DEC et SGI), les compi lateurs: c, c++, FORTRAN 77, pascal, sont disponibles. Sur les DEC nous avons aussi un compilateur FORTRAN 90 HPF (pour la parallélisation des programmes).

Le compilateur Sather est aussi disponible (langage orienté objet, semblable à EIFFEL, très performant).

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Outils case
Les outils case contiennent plusieurs utilitaires: éditeur, analyseur de la structure des programmes, deboggeurs, analyseurs du temps passé dans les routines, etc. Ces environnements sont connus sous le nom de «WorkShop» pour SGI et de «Fuse» pour DEC.
Librairies mathématiques
Installés sur SGI et DEC: Eispack, Linpack, Blas, que l'on trouve aussi dans Lapack et dans sgimath (SGI) et DXML (DEC); NAG, CERNLIB.

Les librairies des constructeurs ont aussi une version parallèle.

Calcul symbolique
Maple, MatLab et Mathematica sont disponibles grâce à une licence de site, et sont installés sur nos stations.
Visualisation scientifique

Les logiciels suivants sont disponibles seulement pour SGI.

OpenGL ainsi que YGL, émulateur GL sur X, sont installés sur SGI et DEC.

Mail
Zmail est installé avec une licence mono-utilisateur sur les stations SGI. Pour DEC nous avons dxmail, MAIL (émulation du mail VMS) et exmh.

Actuellement le serveur POP du département est installé sur les VAX, mais nous avons aussi installé des serveurs sur une station SGI (IPA) et une HP d'institut (IGA).

Partage d'imprimantes
Le département dispose d'un grand nombre d'impri mantes sur appletalk. Elles sont accessibles depuis tous les ordinateurs soit directement par appletalk ou TCP-IP, soit par le biais des logiciels Pathworks et LPQ sur VAX, soit, récemment, par CAP, SAMBA et lpq sur stations DEC. Un serveur NT de l'IPA est aussi utilisé pour faire le pont entre le monde MAC (appletalk) et PC (LanManager).
Logiciels d'émulation de VMS
Dans le but de rendre plus facile la migration de VMS à UNIX, nos stations DEC ont plusieurs programmes ou utilitaires typiques de VMS: VCL (Shell DCL), EDT+, MAIL, BACKUP.

Les VAX ont aussi des outils typiquement UNIX: pipes, more, vi, tar, wc, compress, etc.

Le futur

Nous remarquons que le parc informatique du DP couvre assez bien les besoins des chercheurs. Par contre, les moyens mis à disposition des étudiants sont plus limités. Pour remédier à cela, nous avons en cours un projet de créer une petite salle de stations pour les étudiants.

Etant donné l'espace restreint dont nous disposons et le besoin de limiter la charge pour la gestion de cette salle, nous avons choisi une configuration avec quatre stations et huit terminaux X.

Cette configuration devrait permettre d'offrir aux étudiants la possibilité de se familiariser avec UNIX dès les premières années. Le nombre restreint de stations, qui seront mises en cluster, réduit le coût total du projet. L'installation de cette salle nous incitera à changer la configuration de la salle publique des terminaux existante: certains terminaux seront remplacés par des MAC afin d'étoffer le nombre d'ordinateurs disponibles dans cette salle pour la rédaction des rapports des étudiants.

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des FI 95

FI-9 du 21.11.95