Programme d'Information Pratique pour l'Economie du Réseau
par Jacques Virchaux SIC-Téléinformatique
L'année 1995 étant bientôt terminée, il est bon de faire le point sur le travail qui a déjà été accompli dans ce domaine et d'analyser un peu les renseignements que nous avons maintenant à disposition.
Les mesures publiées dans le FI No 5 ont affolé plus d'un. En fait, ce pourcentage élevé dû au protocole était le fait d'un client Mosaic qui comportait un petit défaut dans cette version-là. Pour comparaison, de nouvelles mesures ont été réalisées avec un client Netscape plus récent et la différence est très sensible, même si ces pages d'accueil ont quelque peu changé (en gras les nouvelles mesures):
| Serveur | Transmis | Reçu | Rapport en %
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| ETHZ | 5373 | 3313 | 38638 | 38510 | 14 | 9
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| Uni GE | 4735 | 1728 | 14736 | 17992 | 32 | 7
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| SWTICH | 7541 | 2961 | 12386 | 10352 | 61 | 28
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| Uni NE | 9310 | 1092 | 10064 | 6361 | 93 | 17
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Il faut encore savoir que le client Netscape doit aussi être configuré correctement pour avoir au moins sa home page à l'EPFL !
Comme cela a déjà été dit, le protocole représente un échange d'informations qui, selon la version du logiciel, peut présenter de petits défauts qui sont très souvent invisibles à l'utilisateur mais qui «gaspillent» inutilement de la bande passante.
Ce trafic expérimental permettant la diffusion de vidéo-conférences sur le réseau est gourmand par rapport aux autres protocoles. Cependant, les mesures faites ont permis de constater que la fonction de pruning (voir le dernier FI spécial été pour les détails) ne fonctionnait pas avec SWITCH. Une correction a donc été apportée pour diminuer ce flux parasite et inutile lorsque personne ne regarde de conférence. Par contre, l'utilisateur d'un tel service doit aussi faire l'effort de quitter l'application lorsqu'il ne regarde plus la conférence pour éviter toute consommation inutile (comme chacun de nous le fait en éteignant la lumière en quittant la pièce).
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Pour une première interprétation simpliste, il est facile à calculer en divisant le montant total par le volume total. Cependant, il serait judicieux de pondérer ce prix en fonction du service qui peut se cacher derrière. Par exemple, les quelques misérables bytes transférés lors de la consultation d'un service comme ETV (Annuaire téléphonique électronique) des PTT sont plus chers puisqu'ils font appel à des ressources payantes, alors que plusieurs centaines de Kbytes de n'importe quelle image d'une page d'accueil sophistiquée n'ont aucune valeur ajoutée. Comme autre exemple, certaines conférences sur les News sont payantes alors que d'autres sont gratuites.
S'il fallait faire le travail d'épicier pour calculer au plus près (l'exactitude n'étant quasiment pas possible) ce que chacun consomme, il faudrait investir de très gros moyens. La grande majorité des prestataires de service Internet l'ont bien compris et ne le font pas, incluant souvent un forfait de temps et de volume de connexion dans leur prix.
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Beaucoup se posent la question de savoir ce que peut coûter un accès Internet à domicile, en passant par un prestataire de service privé. En se basant sur un prix annuel de Fr. 426.- et un usage moyen de 15h par mois (environ 1/2 heure par jour), le prix des communications étant calculées en tarif local haut, il en résulte un total de Fr. 1'200.- par an (ou Fr. 100.- par mois). Cher ou pas cher, tout dépend de l'usage qu'on désire en faire et des moyens financiers à disposition.
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Les mesures du trafic SWITCH... et leur disponibilité
Mesurer est une chose, mais il est important de mettre à disposition ces mesures pour permettre de prendre des décisions rapides en fonction des résultats. Pour les personnes de l'EPFL, elles sont accessibles sur le serveur WWW de la STI (http://stiwww.epfl.ch/). L'accent a été mis sur le graphisme permettant une interprétation relativement facile. Une consommation anormale pendant le week-end est peut être due à la configuration erronée d'un service, l'oeuvre de pirates ou simplement une négligence.
Cette forme de publication transparente des mesures permet d'utiliser des automates qui ne demandent qu'un peu de temps CPU, sans aucune gestion administrative supplémentaire. Chacun peut donc situer son unité ou sa machine dans le contexte merveilleux et indispensable de la communication avec le reste du monde.
Tout comme pour la consommation d'énergie, nous devons tous rester vigilants, constamment, pour ne pas gaspiller inutilement les ressources du réseau qui ne sont ni illimitées ni gratuites.