
Marie-Christine Sawley, SIC
Depuis une dizaine d'années un effort considérable a été consenti pour l'équipement informatique nécessaire à l'enseignement. L'arrivée en masse des Nouvelles Technologies en Informatique et Communications (NTIC) rend incontournable l'utilisation des outils informatiques dans la vie de tous les jours, que ce soit sur le plan professionnel, social ou culturel. De par sa vocation à former des ingénieurs, l'Ecole a, pour préparer la révolution de la société de l'information avec succès, une double responsabilité: vis-à-vis de la collectivité (monde du travail, politique), et vis-à-vis de la personne qui choisit de s'inscrire en tant qu'étudiant.
Comme que centre de formation, notre institution doit promouvoir une intégration des outils NTIC (plus particulièrement pour la bureautique, communication, formation à distance) dans le cursus d'ingénieur. Cette intégration est indispensable pour préparer les futurs ingénieurs à être capable d'en extraire la valeur ajoutée dans chacun des secteurs (investigation, recherche documentaire, people networking, marketing relationnel, recherche d'emploi, etc.).
Sur le plan national, les plus hautes autorités dans notre pays ont pris conscience de l'importance de l'émergence de la société de l'information, de ses apports et des risques qu'elle comporte. Les conditions sont réunies pour que des actions concertées dans le domaine de la formation à la société de l'information aboutissent.
Il y a dix ans, avec l'installation des premières salles d'enseignement informatiques, il s'agissait de répondre à un besoin de ressources ponctuelles utilisées épisodiquement, et développer des compétences pour les ingénieurs en devenir. Aujourd'hui, le défi est très différent: il s'agit d'offrir d'ici à la rentrée 1999 toute une panoplie de services pour un environnement adapté aux besoins des étudiants au cours de leurs études.
L'occasion d'initier cette réflexion a été donnée au printemps 96: la Direction de la Recherche et de la Planification avait alors confié au SIC une étude d'opportunité sur une salle d'enseignement commune pour le premier cycle. Les moyens existants avaient été jugés suffisants, en revanche cette recherche a permis de pointer sur le problème des ressources pour le travail en libre-accès, et sur la nécessité d'étendre la réflexion à d'autres services. La Commission Technique Informatique a créé un sous-groupe chargé de réfléchir à l'ensemble des questions liées à l'accueil informatique des étudiants, tout particulièrement de ceux du premier cycle.
Pour l'année académique 96-97, 3700 étudiants étaient présents sur le site de l'EPFL, dont 1700 entre le le premier cycle et le CMS, 1600 pour le second cycle, et environ 400 postgrades. Les doctorants ne sont pas pris en compte dans ces chiffres.
Les étudiants de première année de toutes les sections d'enseignement (à l'exception de l'architecture) suivent des cours de progammation au DI. Les salles du LEAO et du DI offrent des services combinés (enseignement, accès libre service pour exercices ou pour rédaction de rapports) à l'ensemble de cette population pour un nombre total de postes de consultation s'élevant à 166. Au total, c'est 340 postes qui sont mis à disposition des étudiants du premier cycle pendant la semaine, en libre service pendant une durée quotidienne moyenne de 9 heures. La moitié de ces postes sont des Mac ou des PC et l'autre des stations Unix.
Si l'on regarde de plus près dans les départements, on se rend compte que la situation est très variable: il existe une grande disparité dans l'importance des services informatiques de département et la nature de leur offre de services.
Travailler à la cité mondiale qu'Internet ne va pas manquer de créer, c'est bien. Ne pas perdre de vue que l'on peut commencer en harmonisant l'offre de services informatiques pour les étudiants dans le village EPFL, c'est encore mieux! Aujourd'hui, la question pertinente n'est plus de savoir si les étudiants peuvent avoir accès aux services, internes ou externes, sur le réseau, mais quel accès leur donner, pour quel enseignement et avec quel encadrement.
Au cours du printemps 1997, les échevettes dévidées par les membres du groupe s'allongeaient de manière impressionnante, et si le patient travail de synthèse a permis de bâtir quelques certitudes, il nous a fait abandonner certaines idées cousues d'avance.
Parmi celles-ci, nous pouvons citer: