Les outils de communication informatique
Jean-Jacques.Dumont@epfl.ch, SIC
Un groupe de travail a été mandaté
par le SIC et le SI-ADM pour effectuer durant l'été une analyse de la situation
actuelle concernant la diversité des outils de communication informatique
utilisés sur le site de l'EPFL. En effet, la
rapide évolution des produits a rendu
caducs tous les efforts de normalisation de ces outils effectués notamment par la
Commission Technique Informatique, avec comme résultat une grande confusion
et une perte considérable de
productivité pour de nombreux utilisateurs.
Par outils de communication informatique, nous entendons les
logiciels clients qui permettent de communiquer par E-mail, News ou/et WWW sur
le site et avec l'extérieur.
Le groupe s'est fixé les objectifs suivants
- Définir quels sont les logiciels clients
à recommander, et donc à supporter, et les configurations qui leur
sont associées respectant au mieux les standards;
- Recommander un ensemble minimum de formats pour le partage de
documents;
- Etablir des règles de bonne conduite
sur l'emploi des divers vecteurs de communication;
- Informer les utilisateurs en conséquence.
Cet article fait partie de la concrétisation de ce
dernier objectif.
Critères de choix pour les logiciels client
Trois grandes familles de logiciels pour PC/Windows
et Mac sont actuellement utilisées sur le site: Eudora,
Netscape et Outlook Express/InternetExplorer. Leur implantation
de facto nous oblige à considérer les trois options dans
cette étude comparative systématique, nous limitant à leur
version la plus récente, soit: Eudora Pro 4.2 (4.2.1 sur
Mac), Netscape 4.61 et Outlook Express 5.0/IE5 (OE 4.5 et
IE4 sur Mac).
Notons que, pour ce qui concerne l'e-mail et les
news, Outlook se comporte de la même façon qu'Outlook
Express. Dans la suite de ce document, nous écrirons donc
simplement Outlook.
Rappelons également que Netscape existe aussi sur
Unix, au contraire d'Eudora et Outlook/IE.
Pour cette étude, nous avons pris en considération
les critères suivants:
- Compatibilité des diverses versions (Releases, Mac,
PC, Unix, langues )
- Coût
- Possibilités de définition de plusieurs profils d'utilisateurs
- Richesse des tris pour le courrier entrant, des
recherches dans les messages archivés
- Conformité aux standards (SMTP, MIME)
- Fonctions IMAP de gestion des mail/mailbox/folders
sur le serveur
- Fonctions de correction orthographique
- Fonctions news
- Fonctions Web
- Possibilités de sécurisation des messages (S/MIME)
et des accès aux serveurs (SSL)
- Fonctions de recherches d'adresses (address books,
annuaires)
- Possibilités d'importation de messages archivés et de
carnets d'adresses
- Fonctionnalités pour le travail hors site, en
particulier possibilités d'auto configuration.
Résultats de la comparaison
- Les trois logiciels (Eudora, Netscape, Outlook)
présentent peu de différences fonctionnelles entre les
diverses versions, mais l'ergonomie est très différente sur Mac
(qui a dit meilleure?), en particulier pour Outlook.
Seul Netscape offre également une version Unix. Les
versions françaises existent, mais arrivent avec un certain
retard, particulièrement pour Eudora.
- Nous avons une licence site illimitée pour Eudora, qui
nous coûte en principe 5'000 USD par an, mais qui n'a pas
été facturée depuis 3 ans. Netscape et Outlook sont
gratuits.
- Eudora Pro étant un logiciel très professionnel, il
offre une grande variété de possibilités pour la définition
de profils d'utilisateurs. Seules les possibilités de base
existent sous Outlook. Netscape permet aussi la
définition de plusieurs profils, mais de façon très cryptique.
- Les fonctions de filtrage et de recherche sont
également riches sous Eudora et Outlook, beaucoup plus
limitées sous Netscape.
- Pour le mail, il n'y a plus guère de différence entre
les trois concurrents sur le plan du respect du
standard SMTP/MIME au niveau du header et du body des
messages. Par contre, le traitement des annexes relève
dans tous les cas de la plus haute fantaisie. En règle
générale, seuls les échanges entre les mêmes versions des
mêmes logiciels sur la même plate-forme se passent
toujours correctement. Dans tous les autres cas, il y a lieu de
se méfier, surtout lorsque l'expéditeur est Outlook pour
des fichiers en format « plain text ». Nous reviendrons sur
ce point dans le prochain chapitre, consacré aux
formats d'échanges de documents. A noter qu'au niveau des
menus accessibles aux utilisateurs, l'option Styled
text d'Eudora permet de créer de l'HTML ou du
text/enriched de MIME, tandis que l'option Rich
text d'Outlook génère toujours du HTML et pas du tout du
RTF comme on pourrait l'imaginer. Autre confusion malheureuse
sous Outlook: la sélection des Character
Sets se fait par un menu dénommé
Encoding.
- Les trois logiciels sont encore très mal adaptés au
protocole IMAP4: tous trois ignorent l'existence de
folders partagés (sauf Netscape, qui propose la notion
de namespace privé ou partagé), et tous trois
confondent allègrement les objets mailbox et
folder (un folder peut contenir des sub-folders, alors qu'une mailbox ne
peut contenir que des mails), sauf Eudora sur PC qui a
le mérite de les représenter par des icônes différentes
(sans pourtant offrir de fonctions spécifiques à ces deux
objets). La situation se complique si l'on tient compte
des différences de comportement des serveurs IMAP.
Ainsi, un client Outlook fonctionne de façon plus
cohérente avec le serveur MS qu'avec le serveur SIMS.
- Les trois logiciels offrent de bons outils de
correction orthographique.
- Eudora a toujours été, et reste, une application de
messagerie pure, bien adaptée aux besoins d'utilisateurs
mobiles. Netscape est à l'origine un client Web, qui
s'est enrichi par la suite de clients mail et news
comparativement rudimentaires. Notons par exemple
l'impossibilité dans la version PC de choisir des options d'encodage
de messages différentes pour mail et pour news.
Outlook intègre également le mail et les news comme s'il
s'agissait à peu près de la même chose, tentant ainsi de
gommer les différences fondamentales de ces deux
systèmes, mais en laissant toutefois la possibilité de les
configurer indépendamment. Les utilisateurs réguliers des news
préféreront des clients de meilleure qualités, tels
que Newswatcher sur Mac ou Forte Agent sur PC.
- On pourra longuement polémiquer sur les qualités
et défauts respectifs des multiples versions de Netscape
et Internet Explorer, l'un et l'autre ayant ses
particularités ergonomiques, et ses capacités d'interprétation des
diverses extensions d'HTML. Mais nous nous
contenterons ici de constater que les deux produits assurent
l'essentiel des fonctions attendues d'un navigateur web,
avec peut-être une meilleure stabilité et une meilleure
intégration du côté d'Explorer.
- Etrangement, même les versions les plus
récentes d'Eudora sont particulièrement attardées sur le plan
des standards de sécurisation. Les seules options
sont Kerberos pour les accès aux serveurs (pas d'option
SSL), et un plug-in PGP pour la signature/encryption des
messages (pas de S/MIME). Par contre, aussi bien
Netscape qu'Outlook (mais sur PC seulement !) sont
compatibles avec l'actuelle normalisation proposée par le SIC (SSL
et S/MIME, avec les certificats d'authentification
délivrés par le serveur du SIC).
- Les trois logiciels comprennent un système de
gestion d'un carnet d'adresses local, complété par des accès
aux annuaires LDAP pour la recherche d'adresses.
Eudora permet en plus d'accéder aux annuaires en format Ph
et Finger
- Les possibilités d'importation de messages et
carnet d'adresses sont évidemment bien développées pour
chacun des trois logiciels, le but étant de faciliter la
migration depuis leurs principaux concurrents. Ainsi,
Outlook importe les fichiers de Netscape et Eudora;
Netscape importe les fichiers d'Outlook et Eudora; mais
Eudora n'importe qu'Outlook, en snobant Netscape.
- Pour les utilisateurs mobiles, il est utile de pouvoir
reconstituer leur environnement de travail en
n'importe quel point de connexion à Internet, à partir de
configurations archivées sur un serveur sécurisé. Eudora
permet cela en utilisant le protocole standard ACAP,
Netscape offrant les mêmes fonctions à l'aide d'un protocole
propriétaire, alors qu'elles n'existent pas sous Outlook.
A part cette fonction d'auto configuration, les trois
logiciels sont bien adaptés à un mode d'utilisation offline.
Remarques
- Même si Eudora se présente de façon plus logique
et conviviale, aucun des trois logiciels n'échappe à de
sévères critiques quant aux possibilités, pour un
utilisateur lambda, de configurer son application sans aide:
menus et commandes arrangés de manière déroutante,
paramètres nombreux et incompréhensibles présentés de
façon incohérente et avec des
explications insuffisantes, voire trompeuses. Or, une erreur de configuration peut
parfois avoir des effets désastreux.
- On a souvent tendance à considérer que
l'intégration des outils de type Office et des outils de
communication sous forme de suite (cf. Microsoft ou StarOffice,
récemment acquis par Sun) représente un grand progrès
pour l'utilisateur. En effet, celui-ci ne doit plus installer
qu'un seul produit et les documents s'échangent sans trop
de soucis entre les divers éléments de la suite. Mais
attention: si l'on sort de ces environnements douillets, la
compatibilité des formats de documents redevient un
problème critique. Exemple: l'utilisation systématique de
caractères apostrophe et guillemets non-standards
par Microsoft, y compris dans les documents HTML,
rend les documents illisibles par Netscape sous Unix par
exemple.
- Un autre exemple d'incohérences dues à l'intégration
des fonctions mail et news: si l'on choisit Eudora
comme mailer sous Netscape, on ne peut plus répondre aux news.
Le tableau donne une appréciation synoptique des trois
environnements retenus selon les 13 critères susmentionnés.
|
Eudora |
Netscape |
Outlook Exp. / IE |
| Cohérence versions |
* |
** |
* |
| Coût
| ** |
*** |
*** |
| Profils utilisateurs |
*** |
* |
** |
| Tris, recherches |
*** |
* |
*** |
| Conformité standards |
** |
** |
* |
| IMAP |
* |
* |
* |
| Correcteur orthographique |
** |
** |
** |
| News |
|
* |
* |
| Web |
|
** |
*** |
| Sécurité |
* |
*** |
** |
| Recherche d'adresses |
** |
** |
** |
| Import/export |
* |
** |
** |
| Travail offline |
*** |
** |
* |
Case vide: absence, une étoile: insuffisant; deux
étoiles: satisfaisant; trois étoiles: excellent
En résumé, aucune des solutions discutées ci-dessus
ne présente d'avantage technique déterminant, sauf pour les
utilisateurs ayant des besoins particuliers, notamment en
matière de sécurité. Le choix final de l'utilisateur sera
donc probablement beaucoup plus basé sur sa pondération
personnelle, telle que: «je ne veux pas d'Eudora car je préfère
disposer des trois outils mail, web, news dans une seule
application».
Le choix d'un environnement de bureautique pure à
l'usage des secrétariats reste donc également ouvert, et sera dicté
par une pondération particulière à définir dans le groupe ad hoc.
Echange de documents
En principe, les trois applications mail-news-web
intégrées dans leurs versions les plus modernes devraient
permettre la distribution selon leurs trois modes propres
non seulement d'informations courtes, mais aussi de
documents plus élaborés. C'est bien ce que l'on attend d'elles ! Or,
et malgré l'existence du standard MIME censé
permettre l'échange de documents de façon sûre entre tous types
d'applications et de plates-formes, la situation réelle est bien
plus proche du chaos que de l'harmonie universelle
Notons tout d'abord que, selon sa vocation
première, MIME (Multimedia Internet Mail Extension) n'est
utilisé systématiquement que par les applications de
messagerie. Notamment, les en-tête MIME ne sont pas toujours
interprétés par les lecteurs de news. Le protocole http se
contente également de transférer les fichiers du serveur au client,
laissant au navigateur le soin de les interpréter à l'aide de
plugins, ou d'appeler sur la base du type de fichier une
application qui pourra les interpréter. Ce type peut être déterminé
de plusieurs manières: à l'aide d'une table d'interprétation
de l'extension du nom du fichier, par un en-tête généré par
le système (fichiers Mac par exemple) ou par un en-tête
MIME (rarement). Ces trois sources d'information n'étant pas
toujours cohérentes, les résultats sont parfois inattendus !
C'est précisément cette confusion au niveau de la
description du type de fichier qui se retrouve dans les
applications de mail. L'utilisation plus systématique de MIME
par celles-ci ne résout en effet pas tous les problèmes.
Rappelons que tous les messages et annexes de messages sont
normalement affublés d'un en-tête MIME censé décrire son
type (format et jeu de caractère) et la façon dont il a été
encodé au niveau binaire (7 ou 8 bits, QP ou base64).
Prenons l'exemple a priori simple d'un fichier texte,
donc composé de caractères alphanumériques sans mise en
page, comme le corps d'un message par exemple. Le type
MIME sélectionné sera text/plain, avec character set
iso-8859-1 ou us-ascii selon que le fichier contient des caractères
diacritiques ou non. Dans le premier cas, l'encodage peut être
8 bits (ce qui peut poser des problèmes au niveau de rares
passerelles de mail archaïques) ou 7bit-QP. Dans le second
cas, ce sera toujours 7 bits. Le hic, c'est que ce type de
document simplissime doit quand même avoir une structure,
définie par des caractères de contrôle. Par exemple, une fin de
ligne peut être repérée par CR, LF, CR/LF ou tout autre type
de convention propre au système. Ainsi, un fichier de type
texte créé sous Windows, MacOS ou Unix par diverses
applications pourra avoir divers aspects sous le même en-tête
MIME. Un exemple malheureux est celui d'Outlook, qui
transfert un fichier texte seulement dans son code de caractères
d'origine, sans aucune indication MIME d'encodage.
Résultat: le fichier est illisible à la réception sur toute plate-forme
utilisant d'autres codes de caractères, comme Unix. La
même logique s'applique aux fichiers Word avec de nombreux
degrés de complexité supplémentaires, et comme résultat
qu'un même en-tête MIME peut décrire une grande variété
d'objets produits par diverses versions de Word sous diverses
versions de systèmes propres à différentes plates-formes.
Donc, l'application qui reçoit une annexe décrite
en MIME devrait être capable non-seulement de connaître
et interpréter tous les types possibles, mais encore de
connaître toutes les particularités de l'application et du système
d'où le document provient ! Tâche impossible, vous en
conviendrez. On ne s'étonnera donc pas des innombrables
situations cocasses auxquelles on peut être confrontés, ni de
la triste morale de cette histoire: seuls les transferts de
documents produits par la même version d'une
application configurée de la même façon, sur une même version de
système configuré de la même façon, peuvent être garantis,
à condition d'utiliser le même outil de messagerie
configuré de la même façon !!! Cette situation contraignante
n'étant réaliste que dans un environnement strictement
contrôlé, comme une banque par exemple, essayons toutefois de
tracer des chemins dans ce paysage sauvage, selon la nature
du document et le public visé.
Nous venons de voir que l'approche intuitive qui
nous dicterait de réduire le document à sa plus simple
expression, à savoir un fichier texte
seulement, ne sert à rien. Par contre, le format RTF (rich text format), conçu précisément dans
le but de pouvoir transférer un document d'un
environnement à l'autre tout en lui conservant une allure décente,
donne lieu à beaucoup moins de problèmes. Sans toutefois les
éliminer tous, car RTF lui-même est paramétrable à la
façon de SGML, et toutes les applications ne sont pas
toujours capables d'interpréter toutes les valeurs des paramètres.
Si l'application en question est par hasard Word 97 ou
2000 sur PC, elle ne pourra pas lire des fichiers RTF créés sur
Mac avec des versions antérieures à Word 98. Par contre
dans l'autre sens, tout Word sur Mac peut lire des fichiers
RTF créés par Word 97 ou 2000 sur PC.
Un gros avantage de RTF est qu'il peut être a priori
repris par n'importe quel éditeur, au contraire du format
PDF. Celui-ci est toutefois recommandable pour la circulation
de documents de haute qualité dans leur version définitive,
prête à être imprimée ou affichée sur un serveur Web, avec
des réserves toutefois sur les polices de caractères.
Le fait que HTML ait pu s'imposer universellement
dans le monde du Web nous apporte un autre espoir, puisque
ce format réalise la synthèse des qualités de RTF et PDF: il
est possible de l'éditer, et la qualité des documents produits
est correcte, bien que très inférieure à PDF au niveau de la
mise en page. Et il faut hélas poser plusieurs autres bémols sur
la partition de notre enthousiasme:
- HTML est en évolution permanente et est
régulièrement pollué par les
améliorations apportées par Netscape
ou Microsoft;
- sur les News aujourd'hui, le HTML, bien qu'accepté
par la plupart des clients, reste fortement déconseillé
dans toutes les hiérarchies principales (com, misc, rec, fr,
soc ). Nombreux en effet sont les serveurs qui rejettent
les articles au format HTML;
- HTML n'est pas un type connu de MacOS, d'où
mauvaise interprétation du type MIME html même
par Internet Explorer sur Mac;
- un fichier HTML ne sera portable que si les
caractères non-ASCII sont méta-codés, selon le standard.
Donc, attention aux éditeurs qui ne respectent pas cette
règle de base, comme Word lui-même !
Règles de bonne conduite
- pour la diffusion de documents relativement
volumineux, les mettre sur un serveur FTP ou HTTP et
mentionner son URL dans le mail ou un news plutôt que
l'attacher, surtout s'il est adressé à de nombreuses personnes;
- lors d'échange de fichiers par email, préciser dans le
corps du message avec quel outil le fichier attaché a été créé;
- pour l'échange de documents Office créés sur Mac,
s'assurer que le nom du fichier a une syntaxe
compréhensible sur tous les systèmes et que le fichier est formaté
pour l'envoi en AppleDouble (qui est un subtype de
MIME, et non un encodage comme certaines applications
le croient !). Eviter la compression BinHex, qui
nécessite d'avoir une application Stuffit sur son PC et est
illisible sur Unix;
- ne jamais utiliser de caractères diacritiques dans les
en-têtes de messages mail ou news;
- dans les traitements de texte, toujours choisir des
polices de caractères qui sont TrueType à la fois sur Mac et
PC, pour éviter les surprises de mise en page lors de
l'impression du document: Arial, Book Antiqua, Bookman
Old Style, Century Gothic, Courier New, Impact,
Tahoma, Times New Roman, Verdana;
Correcteur d'orthographe
- Si vous avez installé Netscape version française, vous avez par défaut
le correcteur en français (pour l'éditeur
de page HTML, le courriel et les news), comment utiliser un dictionnaire
dans une autre langue?
- Pour les produits Microsoft, la fonction Update (menu en haut à
droite de IE5) permet de choisir sa langue.
- Pour Eudora, le module permettant la correction orthographique
n'a pas été installé à l'EPFL car il
semble qu'il n'y ait pas eu de demande.